14.11.2008

Ca sa lucrezi cu Obama, trebuie sa fii perfect

Pour travailler pour Obama, il faut être parfait

Barack Obama lors de sa première conférence de presse, vendredi dernier, à Chicago. (AFP)
Les prétendants à un poste au sein de la future administration américaine doivent d'abord répondre à un très long questionnaire, parfois très personnel. Tout y passe : mariage, employés de maison, contraventions, etc.

N'intègre pas la future Administration Obama qui veut : pour faire partie du sérail, il faut d'abord se montrer irréprochable. Pour s'en assurer, le bureau du président élu a envoyé un formulaire de 7 pages, comprenant pas moins de 63 questions, à tous les postulants aux postes les plus hauts placés.
L'objectif est double : dresser un portrait professionnel et personnel des candidats, et surtout mettre en exergue toute information susceptible de nuire au futur locataire de la Maison-Blanche.
Ce processus de sélection existe depuis des décennies, affirme le New York Times qui a révélé le document, mais chaque nouvelle administration est libre de le rendre encore plus sophistiqué. Et, en la matière, la méthode de Barack Obama semble être de loin la plus intrusive, notamment sur l'aspect vie privée.
Chaque question posée concerne en effet à la fois le postulant et son époux ou épouse, voire ses enfants, même majeurs.
La 18e question porte ainsi sur les liens que le postulant ou tout autre membre de sa famille a pu avoir avec Fannie Mae, Freddie Mac, AIG, Washington Mutual ou tout autre institution financière profitant d'une aide gouvernementale.
«Est-ce que vous ou un membre de votre famille possède une arme ?», peut-on lire à la 59e question.
Les candidats doivent également fournir le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de toutes les personnes avec lesquelles ils ont habité depuis 10 ans.
Mêmes les journaux intimes
Toute une partie du questionnaire porte également sur les employés de maison : femmes de ménage, baby-sitters, jardiniers, etc. L'enjeu étant de savoir s'ils sont déclarés et en situation régulière.
En dehors des déclarations d'impôts, les biens immobiliers, les emprunts, etc. il faut également détailler ses éventuelles plaintes, procès, condamnations, contraventions ou amendes. Seul écart autorisé : les PV de circulation inférieurs à 50 dollars sont exclus.
Pour éviter les falsifications, les postulants doivent aussi fournir leurs CV des dix dernières années, ainsi que les textes qu'ils ont commis et les discours qu'ils ont prononcés, y compris sous pseudonymes.
Une question se penche même sur les journaux intimes. «Si vous tenez ou avez tenu un journal intime qui contient quoi que ce soit suggérant un possible conflit d'intérêt ou quoique ce soit de compromettant pour vous, votre famille ou pour le président élu s'il était rendu public, expliquez-vous.»

Enfin, après une campagne tellement portée sur les nouvelles technologies, le formulaire ne pouvait pas faire l'économie de quelques questions sur Internet : «Donnez les URL de tous les sites qui vous mentionnent à titre personnel ou professionnel (comme Facebook, MySpace, etc.)
Si toutefois les prétendants n'avaient pas tout dit de leur personne après ces 62 questions, une 63e enfonce le clou : «Donnez-nous toute information, y compris sur d'autres membres de votre famille, qui pourrait suggérer un conflit d'intérêt, ou être une éventuelle source d'ennui pour vous, votre famille ou le président élu».

Une fois ce parcours du combattant terminé, le candidat n'est pas encore au bout de sa peine : c'est au tour du FBI et du Comité d'éthique de prendre le relais. Avec à la clef, de nouveaux questionnaires.

Toti aspirantii la un post in administratia Obama trebuie sa raspunda la cele 63 de intrebari ce cuprinde formularul scris pe 7 pagini.
De asemenea trebuie sa declare daca au blocuri particulare sau profesionale, daca detin jurnale intime ce i-ar putea incrimina.

Sublinierile imi apartin, pentru o mai buna intelegere a textului.

Sursa: Le Figaro

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